Quelle est l’espérance qui naît de la croix  ?

samedi 17 mars 2018
par  admin

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul  ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Pensons à une petite graine, à une semence qui tombe en terre. Si elle reste fermée sur elle-même, il ne se passe rien  ; si au contraire elle se rompt, elle s’ouvre, elle donne alors vie à un épi, à une pousse, puis à une plante, et la plante va donner du fruit.

Jésus a apporté au monde une nouvelle espérance, et il l’a fait à la manière d’une petite graine. Il s’est fait tout petit, comme un grain de blé, il a quitté la gloire céleste pour venir parmi nous  : il est « tombé en terre ». Mais cela n’a pas suffi. Pour porter du fruit, Jésus a vécu pleinement dans l’amour, se laissant rompre par la mort comme une graine en terre. Et c’est justement là, au point ultime de son abaissement – qui est aussi le point le plus élevé de l’amour – que l’espérance a germé. Si l’un de vous se demande comment naît l’espérance, c’est de la croix. Regardez la croix, regardez le Christ crucifié, et de là vous viendra l’espérance qui ne disparaît jamais, celle qui dure pour la vie éternelle. Et cette espérance a germé par la force de l’amour, car l’amour qui « espère tout, supporte tout » (1 Cor 13, 7), l’amour qui est la vie de Dieu, a renouvelé tout ce qu’il a atteint. Ainsi en est-il de Pâques  : en le prenant sur lui, Jésus a transformé notre péché en pardon. Écoutez bien ce qu’est cette transformation opérée par Pâques  : Jésus a transformé notre péché en pardon, notre mort en résurrection, notre peur en confiance. Voilà pourquoi là, sur la croix, est née et renaît toujours notre espérance  ; voilà pourquoi avec Jésus toute obscurité devient lumière, toute défaite devient victoire, toute déception devient espérance. Tout, oui tout  ! L’espérance surmonte tout, car elle naît de l’amour de Jésus qui s’est fait comme le grain de blé en terre, qui est mort pour donner la vie. Et de cette vie pleine d’amour vient l’espérance.

Quand nous choisissons l’espérance de Jésus, nous découvrons petit à petit que la meilleure façon de vivre est celle de la graine, celle de l’amour humble. Il n’y a pas d’autre chemin possible pour vaincre le mal et donner l’espérance au monde…

Certes, cet amour véritable passe par la croix, le sacrifice, comme pour Jésus. La croix est le passage obligé, mais il n’est pas un but, c’est un passage  : le but c’est la gloire, comme nous le montre Pâques…

Chers frères et sœurs, en ces jours, jours d’amour, laissons-nous envelopper par le mystère de Jésus qui, comme un grain de blé, nous donne la vie en mourant. C’est lui le germe de notre espérance. Contemplons le crucifié, source d’espérance. Nous comprendrons petit à petit qu’espérer avec Jésus, c’est apprendre à voir dès maintenant la plante dans la graine, Pâques dans la croix, la vie dans la mort.

Je voudrais maintenant vous donner une tâche à accomplir de retour chez vous. Cela nous fera à tous du bien que de nous arrêter devant le crucifix – vous en avez tous un à la maison – de le regarder et de lui dire  :

« Avec toi rien n’est perdu. Avec toi je peux toujours espérer. Tu es mon espérance ».

12 avril 2017, audience générale du pape François


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