4ème Dimanche de Carême

mardi 16 mars 2021


Durant la longue et difficile marche des Hébreux au désert, Dieu, pour sauver son peuple, ordonne à Moïse de façonner un serpent de bronze et de le placer au sommet d’un poteau. « Si l’homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent de bronze et il avait la vie sauve » (Nb 21,9). Le signe de la mort se transformait ainsi en signe de vie.

Dans l’évangile de Jean, Jésus déclare : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne la vie éternelle ». La croix n’est pas source de salut par son aspect sanglant comme tel, c’est parce qu’elle est l’expression ultime de l’amour de Dieu qu’elle peut être, pour les croyants, source de vie. Jésus élevé sur la croix se dresse comme la réponse amoureuse de Dieu à tous nos désarrois. Ici, le Fils et le Père communient dans un même amour. Le Fils crucifié et ressuscité a le pouvoir de faire vivre les qui croient en lui.

La vie éternelle, la lumière, le salut. Tels sont les mots dont Jésus se sert pour exprimer la promesse qu’il nous fait. Comme les Hébreux le sont au désert, nous pouvons bien être assaillis par les serpents du doute, mordus par le mal que nous laissons résider en nous, ou encore plongés dans les ténèbres de la mort. Regardons alors celui qui porte le poids de notre mal et en subit les conséquences. Et regardons en même temps ce mal qui est en nous, qui nous empêche de vivre pleinement. Celui qui nous sauve, Jésus le Christ, Lumière du monde, permettra à la vie de l’emporter. Choisissons la Lumière, quand bien même nous nous sentons démunis devant elle. Aspirons à la pleine lumière de la foi, quand bien même de profondes zones d’obscurité subsistent en nous. Dieu ne condamne pas !


Père Sylvain Apenouvor


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Feuille paroissiale
La semaine de notre communauté N°19 du 14 mars 2021

   
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